Les ingénieurs sont profondément préoccupés par les allégations de collusion dans le domaine de la construction
Face à la série d’allégations de collusion qui a frappé le monde de la construction et le monde politique au cours des dernières semaines, le RéseauIQ a décidé en décembre dernier, qu’il était temps de demander l’avis de ses membres sur cette question. Nous avons donc conduit un sondage d’opinion entre le 9 et le 23 décembre dernier.
Les résultats de ce sondage illustrent l’ampleur de la préoccupation d’une grande majorité des ingénieurs qui voient leur réputation entachée par ces allégations et souhaitent renouer avec la confiance du public.
Près des deux-tiers ont également déclaré avoir été témoins directs ou avoir entendu parler de cas de favoritisme dans la construction en dehors de ce qui a été rapporté dans les médias.
C’est pourquoi, les ingénieurs du Québec sont aujourd’hui plus de 80 % à demander la tenue d’une commission d’enquête publique, afin d’identifier les responsables, de démontrer l’existence d’un système organisé et de réviser en profondeur les processus de gestion d’appels d’offres, mais surtout, parce que les deux tiers sont convaincus que ce processus contribuera à faire changer les choses et à retrouver la confiance du public.
La réaction des ingénieurs ne nous a pas surpris, car nous sommes confiants que la très grande majorité respecte les règles d’éthique. En fait, nous croyons fortement que ces agissements sont la responsabilité d’une infime minorité de personnes qui nuisent à l’ensemble de la profession.
Par contre, il est également très clair pour les ingénieurs qu’une enquête policière n’est pas suffisante et que rien ne saurait justifier que le gouvernement n’aille pas plus loin pour tenter de changer le système actuel.
Pour le RéseauIQ, le gouvernement a désormais le devoir de tenir une commission d’enquête publique dans les plus brefs délais, car telle est la volonté de nos membres !
François P. Granger, ing.
Président
Réseau des ingénieurs du Québec
Pour lire les résultats du sondage, cliquez ici.
